vendredi 27 janvier 2012

Le vol Trinidad - Rurrenabaque


De Trinidad, nous avons repris l’avion pour Rurrenabaque  avec Axel et Elsa.
Cette fois, changement de compagnie, la TAM ne desservant pas cette destination, nous sommes passés par AMASZONAS.
C’est plus cher mais moins bien.

L’avion étant plus petit, il n’y avait pas de place numérotée, pas de coffre bagage à main, pas de consigne de sécurité, pas de petit sandwich de bienvenu, pas d’hôtesse, pas de toilette à bord… La seule chose de rassurante, était que les pilotes n’avaient pas l’air Bolivien. (Et on pouvait les surveiller, car en l’absence de porte de cockpit, nous pouvions tout voir et tout entendre)

Au moment de s'installer, ça souriait encore...




Le temps étant orageux, et l’avion un peu pourri, sur la moitié du vol, nous avons eu droit aux montagnes russes dans le blanc des nuages…  C'était assez épique !
L’air conditionné et la pressurisation de l’appareil ne marchaient pas très bien, et le vol a été ponctuer par les alarmes des instruments de navigation… et les vomissements de certaines passagères (hum).
Cette alternance, parfois avec le bon timing, de ‘’bip bip bip bip…’’ et de ‘’…beuuurp !’’ nous a bien fait marrer,  Axel et moi.
Pour ce qui est des filles, elles hésitent maintenant à faire entre 20 et 40 heures de bus pour aller jusqu’à la Paz, au lieu de reprendre l’avion…

Après cette petite heure de vol, nous nous sommes posé sur une piste goudronnée complètement isolé au milieu de la jungle, l’unique bâtiment de l’aérodrome étant situé à 1km de là et accessible par un chemin de terre.


jeudi 26 janvier 2012

3 jours sur le rio Ibare



Après notre court séjour à Samaipata nous sommes partis pour Santa Cruz pour prendre l’avion. Départ 5h30 du matin, 2h à fond sur les routes de montagne l’estomac au bord des lèvres pour arriver pile à l’heure à l’aéroport et se rendre compte que notre vol était en fait le lendemain !
Retour à l’aéroport 24h plus tard, pour de bon cette fois ci, pour s’envoler pour Trinidad.

A l’arrivée, l’impression d’être en Asie, avec les motos taxi qui nous attendent dehors, les palmiers, les zébus et les vendeurs de jus d’orange frais dans la rue.
Tout le monde circule en moto ou en scooter, on peut même en louer pour 1,5 euros de l’heure. Dès qu’on avait une course à faire, hop location de moto. Une fois sortis de la ville, il n’y a plus personne sur les routes, on roule au milieu des lagunes et des palmiers. Un vrai dépaysement après l’Altiplano. Par contre il fait une chaleur de fou, je ne sais pas si c’est pire qu’en Guyane ou si on avait déjà perdu l’habitude de l’humidité, mais les premiers jours on s’est sentis complètement écrasés, en nage toute la journée.

A Trinidad on a surtout retrouvé Elsa et Axel, rencontrés à Sucre (on se suit depuis le début du voyage à 1 semaine d’écart et ce n’est qu’après 2 ½ mois sur les routes qu’on s’est rencontrés), et fait la connaissance de Gilda et Guillaume, 2 français qui tiennent un petit resto, le Carambar. On a passé de très bonnes soirées avec eux, et on a surtout pu mieux comprendre l’économie locale. On est au cœur de la région du trafic de cocaïne, tout l’argent en est issu. En ville on croise pickup et quad, jeunes super fringués, voitures volés (mais qui portent tout de même une plaque délivrée par la ville, la seule différence avec une autres voiture, c’est qu’ils ne peuvent pas quitter la région !), belles baraques et des gens aux gueules de mafieux à tous les coins de rue !

L’attrait principal du coin, ce sont les balades sur le Rio Ibare et Rio Mamore. On a donc pris un tour de 3 jours, tous les 4 plus notre guide, Nilo.
La pirogue fait une dizaine de mètres, couverte par  un toit, avec 20 cm d’eau dans le fond et déjà une bonne dose de moustiques. On nous avait prévenus pour les moustiques mais on ne pensais pas que c’était à ce point.
Le premier jour on remonte une partie du rio Ibare, dès le début on peut voir des bufeo, dauphins d’eau douce de couleur rosée, pas mal d’oiseaux,  des cabiais et des moustiques, des moustiques et encore des moustiques. On s’arrête chez un pote du guide qui vit au bord du fleuve, un mini abri bâché, quelques poules et chiens et ses plans de maïs et potirons.
Après le déjeuner, celui-ci a voulu nous emmener pécher dans une lagune à 20min de là, 20min à se battre contre des nuages de moustiques, et pas possible de pêcher à l’arrivée (la pirogue avait déjà été louée). Les garçons y sont retournés le lendemain matin, avec vestes, jean et tee shirt sur la tête pour tenter de se protéger un peu. Ils ont embarqué sur une pirogue  traditionnelle de 8 m, avec  fil et hameçons.  Résultat de la pêche : 5 piranhas pour Nino, rien pour nous !
(NB de Laurent : ce con de Nino en avait que pour sa gueule, il se plaisait à mettre l’avant de la pirogue (ou nous étions) dans les roseaux pleins de moustiques et ou ne pouvions pas pêcher, si ce n'est que des végétaux. Si nous avions maitrisé  mieux la langue, nous aurions pu lui exprimer un peu plus clairement le fond de notre pensée, bien que je pense qu’il ait quand même du comprendre les grandes lignes…)

On a enchainés les 3 jours entre pêche, parties de cartes, siestes dans le hamac et apéro, observation de la faune locale.
Le dernier jour, après avoir manqué e perdre l’hélice du moteur et avec une réparation de fortune, petite incursion sur le rio Mamore, le plus grand de Bolivie, où Laurent a tenté de nager avec les dauphins roses. Malheureusement on n’est pas dans Flipper, et ceux si ne s’approchent pas vraiment.

Bilan des 3 jours : 5 pots de répulsifs et des centaines de piqures chacun. On verra d’ici une semaine si personne n’a chopé la dengue.


mardi 17 janvier 2012

Samaipata





Parce qu’on n’est pas des vrais routards, en tout cas en voyant ceux que l’on croise en Bolivie, on s’est offert le luxe ( !) de prendre l’avion entre Sucre et Santa Cruz. 30 min de vol contre 20h de piste pour la modique somme de 30 euros, qui refuserait ?!? Du coup on a déjà prévu de faire d’autres trajets en avion. Pas de contrôle de douane, boissons et liquides autorisés en cabines, pas de consignes de sécurité, pesée des sacs sur une vieille balance à aiguille, et 45 min de retard…. à la bolivienne quoi !

De Santa Cruz nous rejoignons Samaipata, petit village perdu dans la montagne, point d’accès privilégié aux ruines d’El Fuerte, site pré inca classé au patrimoine de l’Unesco. Et là, pour le plus grand bonheur de Laurent, nous avons enfin pu louer une moto ! 10km de piste au milieu d’un paysage magnifique et une sensation immense de liberté. Première fois en moto tous les deux, il faudra encore un peu de temps avant de se sentir vraiment à l’aise.
Dans cette partie du pays le paysage change vraiment, on a perdu de l’altitude, il faut chaud, la végétation est différente et on sent que l’on s’approche du Brésil. Palmiers, bananiers, eucalyptus et citronniers ont remplacés les déserts et la pampa.

Le site s’étend en haut d’une colline et, même si les restes ne sont pas en très bons état, c’est assez impressionnant et émouvant de voir ces ruines et de se dire qu’il y a 500 ans, des hommes vivaient là. De plus la vue à 360 degrés sur les montagnes environnantes est à couper le souffle. Un avant-gout de ce qui nous attend au Pérou on l’espère.