samedi 11 février 2012

Lac Tititcaca - Copacabana



Copacabana est le point de départ coté Bolivie pour toutes les excursions sur le lac Titicaca. Comme toutes les villes touristiques, elle possède son lot d’hôtels, restaurants et magasins sans grand intérêt… heureusement nous y sommes passés au moment de la fête de la Vierge de Copacabana.

Fanfares dans les rues, danses traditionnelles, bière qui coule à flot, férias… Le plus surprenant reste la bénédiction des voitures et camions (qui font la queue des heures durant devant la cathédrale) par un prêtre en soutane. Les voitures sont décorées de fleurs, guirlandes et banderoles, des offrandes sont disposées au pied de celles-ci. Quelques signes de croix au-dessus du moteur et 3 gouttes d’eau bénite, et vous voilà protégés. Moins cher qu’une assurance voiture et tout aussi efficace parait-il !

On a assisté aux férias dans les arènes de la ville : gradins fait de bois et caisses de bière, sinon tout le monde s’installe sur les toits des camions autour de l’arène. Toutes les 5 min on lache un nouveau taureau, qui parait bien vif au début mais qui se met à brouter après 2 min, sans remarquer que 12 bonhommes autour de lui tentent d’attirer son attention. Et quand enfin un taureau est un peu plus vif que les autres, les pseudos toréadors ne sont pas bien courageux et leur jettent la cape dessus avant de partir en courant !





 

mardi 7 février 2012

Lac Titicaca - Isla del Sol






D’après la légende, c’est sur cette ile que le soleil aurait son apparition pour la première fois, et la lune sur l’ile voisine. On a eu plus de pluie que de soleil durant nos 2 jours passés là-bas ! L’île est entourée de mystères et légendes .
2 heures de bateau depuis Copacabana, pour débarquer à Challapampa, petit village au pied des montagnes, bordé par une plage de sable blanc.
Pas de voitures sur l’ile, tout se fait à pied ou en bateau. Le premier jour, nous avons fait une balade dans la partie Nord de l’ile. Des sentiers qui serpentent entre les montagnes, le lac à  perte de vue, les cochons, les moutons et quelques habitants qui nous saluent tous d’un « buenos dias » amical.
On a vite le souffle coupé, mais le paysage est vraiment magnifique. Difficile de réaliser qu’on est sur un lac tant celui-ci est immense. De l’eau à perte de vue, des iles, des bateaux, on se croirait en mer.
Le but de la balade était d’admirer quelques ruines incas, lieux de sacrifices humains au soleil. Rien de très impressionnant en réalité, mais une belle promenade.
Le soir nous avons dormi dans le refuge d’Alfonso. Pour la petite histoire, Estelle et Adrien étaient allés dans ce refuge il y a 3 ½ ans et nous avaient vanté la chaleur de l’accueil d’Alfonso et sa famille. Nous n’avons pas été déçus ! Tout d’abord le cadre est superbe, petites maisons en hauteur dominant la baie (un apéro face au lac à la chaleur du soleil, c’est un peu le paradis), mais en plus on a rencontré des gens très accueillants et des enfants pour le moins joueurs. On a pu leur montrer quelques photos d’eux prises par Estelle et Adrien, ils étaient très amusés de se voir ainsi et très intrigués par l’ordinateur ! De très bons moments partagés avec eux.





Le deuxième jour nous avons rejoint le sud de l’ile en suivant en sentier qui serpente dans la montagne et traverse quelques villages. Malgré le petit crachin qui nous a accompagné tout le long, belle balade à travers l’ile qui se termine par une immense descente assez raide pour rejoindre le débarcadère. C’est en croisant tous les touristes la langue par  terre  là qu’on a réalisé qu’on avait fait le chemin dans le bon sens.

On a tous été séduit par cette ile, son authenticité préservée, l’accueil chaleureux de ses habitants et l’impression d’être sur le toit du monde. 


dimanche 5 février 2012

LA ROUTA DE LA MUERTE

3400m de dénivelé pour 60 km de descente !
Cette petite excursion en VTT nous a ravi !!!
Nous sommes partis tout les quatre, avec Elsa et Axel.



Avec 36 morts par an, cette route porte bien son nom.
Le record à été battu dans les années 90 avec un accident impliquant un camion qui est sorti de la route... Il contenait 100 Boliviens !
Depuis la construction de la nouvelle route (environ 20m de goudron, puis 20m de pavés, 20m de piste, 20m de béton, donc super confortable) ils ont fermés ''la routa de la muerte'' aux véhicules. Elle est maintenant réservée au tourisme, moyennant un droit d'entrée.
Tout au long de la ''balade'', outre, les effondrements rocheux, les affaissements de terrain, les falaises abruptes,  on croise un peu partout les stigmates qui rappellent la dangerosité du parcours.




Nous avons un guide et une voiture balais, avec civière et matériel de sécurité, et les provisions :-)
Pour commencer, nous attaquons tranquillement à 4800m d'altitude par 10km de route goudronnée.
Sympa mais un peu frustrant car pour des raisons de sécurité, nos vélos n'ont qu'un seul plateau, et niveau vitesse nous sommes vite plafonnés (a vu de nez, une cinquantaine de km/h), et nous pédalons dans le vent. Le guide lui, a 3 plateaux ce qui lui permet de nous rattraper. Une fois sur la ''routa de la muerte'' nous comprendrons pourquoi ils ont voulu limiter la vitesse des vélos...

Nous commençons dans la brume, la piste plongeant directement dans les nuages accrochés aux bas cotés, les falaises.
Au début on est un peu timide, on serre les freins et on regarde ou l'on met les roues. Puis nous prenons de l'assurance et nous commençons a y mettre du rythme
Pas vraiment besoin de pédaler, la pente est suffisante.
Et là c'est l'éclate !
3h de bonheur, pause incluse, parce qu'il faut bien s'attendre, et que cela fait aussi un bien fou de ce détendre les mains et les avants bras !




Personnellement je me suis quand même fait quelques frayeurs...
Un peu trop d'assurance et de vitesse, une pierre qui dévie la roue avant,  les roues qui ne passent pas loin de la dernière touffe d'herbe avant le précipice.
Ou en roulant sur la bas coté, un dévers que l'on arrive pas a remonter dans un virage pris un peu trop vite et on se voit bien finir au fond.
Mais c'est aussi ça qui est bon !
J'ai également bloqué le dérailleur et perdu une pédale en pleine descente...

Et pour une fois, Caro n'est même pas tombé ! :-)