jeudi 8 mars 2012

Hanga Roa

On a débuté notre visite de l’ile  par 2 jours à Hanga Roa  avec visite rapide du village, pas bien grand il faut le dire, après-midi à la plage à bronzer le corps enduit de monoi, à se baigner avec poissons et tortues nous passant entre les jambes, à manger des glaces à la noix de coco, et à admirer des couchers de soleil magnifiques sur le Pacifique…. Bref, un programme assez agréable il faut le reconnaitre. On a l’impression d’être en vacances du voyage !

Laurent s’est même offert une plongée avec un moai géant au fond de l’eau et des cheminées de laves formants d’étranges colonnes recouvertes de coraux.
  Cette ile dégage une douceur de vivre qui vous emporte dès votre arrivée. En plus les gens sont d’une gentillesse incroyable ! Au resto, dans les magasins, dans la rue, sur les plages…. Tout le monde est sincèrement gentil, poli, souriant, courtois…. Un bonheur ! Et puis le rythme de vie est assez cool, le soleil ne se levant qu'à 8h30, les gens ne débutent pas leur activité avant 9h.

Comme on le disait on ressent beaucoup l’influence polynésienne : fleurs dans les cheveux, monoi, chemises à fleurs, planches de surf sous le bras…. Beaucoup d’ailleurs vont passer des vacances à Tahiti grace à un vol direct quotidien pour Papeete. Les enfants n’ont classe que le matin, et dès 14h on les voit débarquer en bande de 5 ou 6, maillot de bain et planche de moorey sous le bras, sans aucun parent dans les environs…. C’est là qu’on s’est dit que grandir dans un endroit pareil, ça doit être pas mal !

Ils apprennent le français, l’espagnol et le maori, de sorte que partout, les gens mélangent les 3 langues avec une facilité déconcertante.




mercredi 7 mars 2012

Ile de Pâques - Un peu d'histoire


On vient tout juste de débarquer sur l’ile de Pâques, et avant de commencer à vous balancer photos de rêve et résumés, un peu d’histoire pour mieux situer ce confetti perdu au milieu du Pacifique … On va essayer de ne pas être trop ennuyeux mais pour une fois, ça nous semble nécessaire de vous en apprendre un peu plus sur l’endroit où l'on se trouve .
L’ile de Pâques OU Rapa Nui pour ses habitants polynésiens, est un lieu unique sur la planète. L’ile habitée la plus isolée du monde, rien dans un rayon de 3500 km ! C’est son isolement qui en fait un lieu encore empli de mystère. Elle fait 24km de long pour 12km de large et compte 4000 habitants regroupés dans un seul village, Hanga Roa. Issue de 3 volcans, son point le plus haut culmine à quelques 500m.


D’après la tradition orale, l’ile serait habitée depuis l’an 450  par un peuple qui aurait débarqué sur une plage au nord de l’ile ( Anakena)  avec à sa tête, le roi Hotu Matua. Vu le petit territoire à leur disposition et le rapide développement de la population, les chercheurs supposent que la surpopulation a engendrée  des guerres entre clans vers la fin du 17ème siècle, juste avant l’arrivée des européens.
Elle a été découverte pour la première fois en 1722 par une expédition hollandaise un dimanche de Pâques, d’où son nom. Puis en 1770 ce sont des espagnols qui ont rejoint l’île pour la réclamer au nom de l’Espagne. A l’époque, les insulaires vivaient pour la plupart dans des grottes ou des maisons en forme de bateau renversé, ils n’avaient que des couteaux de pierre et ne connaissaient pas le métal.

En 1774, c’est James Cook, qui mena une expédition sur l’ile. Ayant déjà colonisé les iles Tonga, les iles de la Société et la Nouvelle Zélande, ce dernier trouva plusieurs points communs entre les habitants de Rapa Nui et les polynésiens, déduisant donc qu’ils avaient des liens de parenté. C’est également le premier à parler des moai renversés, ces fameuses et énigmatiques statues, symboles de l’ile (on en reparlera une autre fois).

S’en sont suivies tout un tas d’autres expéditions par différents pays, qui voyaient dans cette ile, un réservoir immense de richesses à exploiter. Ce sont d’abord les baleiniers puis les planteurs qui profitèrent des iles du Pacifique, pour produire notamment du café, du sucre et du caoutchouc. Puis ce fut le tour des marchands d’esclaves qui voyaient dans ces polynésiens une main d’œuvre idéale. Ils les enrôlèrent de force pour travailler dans les mines et les plantations, au Pérou et en Australie. En 1862, les péruviens kidnappèrent un millier d’habitant, dont le roi de l’ile pour les faire travailler dans les gisements de guano. Suite à la pression de l’évêque de Tahiti, alors représentant de la  France en Polynésie, les péruviens renvoyèrent les insulaires chez eux. 90% d’entre eux avaient péris de maladies et d’épuisement. La variole fit des ravages sur l’ile, et seuls quelques insulaires survécurent à ces tragédies. Les pauvres n’étaient pourtant pas au bout de leur peine ! Ils furent alors convertis par les missionnaires catholiques.
En 1870, un aventurier français, Jean-Baptiste Dutroux-Bornier arriva sur l’ile avec la ferme intention de lancer le commerce de la laine. Il comptait chasser tout le monde vers Tahiti pour transformer l’île en exploitation agricole. Finalement il ne chassa « que » les missionnaires opposés à sa souveraineté  et fit régner l’ordre et la terreur sur l’ile tel un tyran. La quelque centaine d’habitants qui restait l’assassinat en 1877.
En 1888, le Chili prit officiellement possession de l’ile, et la céda à une compagnie anglaise qui y développa l’élevage de mouton. La reprise en main par le gouvernement chilien date de 1953.
Depuis, différents gouvernements, militaires ou non ce sont succédés.
En 2008, l’ile de Pâques acquiert un statut de « territoire spécial » à l’intérieur du Chili, mais sa dépendance économique est trop importante pour envisager une indépendance totale.

Ici on paye en pesos chiliens, mais aussi en dollars et euros. On parle espagnol, mais aussi maori et français…. 1/3 de la population est d’origine chilienne ou européenne, mais les pascuans ont réussi à maintenir leurs traditions et se considèrent avant tout polynésiens. Ils en ont d’ailleurs le physique et l’accent !

La première impression en débarquant de l’avion est plutôt bonne voire excellente : palmiers, mer à perte de vue, roches volcaniques noires, des gens extrêmement accueillants et chaleureux, une douceur de vivre qui se ressent immédiatement bref, l’impression de débarquer dans un petit paradis…. La suite et les photos dans quelques jours.

vendredi 2 mars 2012

Lima


Avant d’arriver à Lima, tout le monde nous disait :

- « Lima c’est pas super, il n’y a rien à faire »,

-« Lima ? Une telle n’a pas du tout aimé »,

-«  ça ne sert à rien d’y passer plus d’une journée »….

 Bref on ne savait pas trop quoi en penser…. A notre arrivée à on a été super surpris de découvrir une ville bien plus moderne que Buenos Aires, propre, avec de beaux quartiers, la mer…. Laurent qui n’aime pas la ville vous dira que ça ne lui a pas plus, que c’est trop grand, avec trop de circulation …mais moi j’ai vraiment aimé, bien plus que Buenos Aires ou La Paz. Bien différente des autres villes qu’on a pu voir au Pérou pour l’instant, on sent qu’il y a ici un vrai mélange des populations, et pour une fois on pourrait presque se fondre dans la masse. Et ça, ça fait du bien ! Ne plus se faire alpaguer en permanence par les rabatteurs d’hôtels et de restos, se sentir comme dans une ville européenne, se balader tranquillement dans Miraflores….

Sur les bons conseils de Pauline (pour ceux qui la connaissent, petite sœur de Camille D.), étudiante à Lima, on a donc pris un hôtel dans Miraflores. Le quartier agréable de la ville, avec les falaises du bord de mer à quelques centaines de mètres, des parcs fleuris, des magasins, des petits restos…. Grace à Pauline on a d’ailleurs gouté le meilleur hamburger-frites de notre vie !

Pour aller visiter le centre historique, rien de plus simple que de prendre les « combi », minubus de ville avec un mec à la portière qui hurle la destination en permanence. Ça donne par exemple « ArequipaArequipaRequipaRequipaQuipaQuipaaaaaaaa ». C’est pratique, il y en a des dizaines chaque minute, mais c’est bruyant, encombré et les gens roulent comme des fous.

Dans le centre historique, j'ai fait les classiques : Place San Martin, Place des Armes, et le superbe monastère de San Francisco avec ses catacombes renfermant plus de 70000 sépultures et sa magnifique bibliothèque.

Et pour finir la journée, un tour dans le surprenant « circuite magico del agua », un parc rempli de fontaines avec spectacles de son et lumière !


C'est ici qu'on a quitté Axel et Elsa, après plus d'un mois de voyage ensemble. On tentera de se retrouver à nouveau en Equateur.